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 apocalypse baby (oscat)

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MessageSujet: apocalypse baby (oscat)   Jeu 6 Juil - 23:44



❝apocalypse baby❞
oscar & cat
Debout après le quatrième rappel du réveil. C’était la règle qu’elle s’était imposée : peu importe la nuit qu’elle a passé, peu importe avec qui, peu importe où elle se trouve. La quatrième sonnerie, c’est la dernière. Celle qui annonce que, si la cinquième retentit, là c’est vraiment la merde. Alors Cat se leva, sa crinière blonde ébouriffée, l’œil vaguement vitreux de l’alcool de la veille. Fraicheur. Du bout des doigts, elle caressa distraitement le chat qui s’acharne à squatter chez elle sans autorisation. Il est plus souvent là que pas là finalement. Faudrait peut-être lui trouver un nom, songea-t-elle sans quitter l’objectif café des yeux. Après quelques gorgées et un morceau de jambon pour le félin, elle entama son second objectif avec application. Il est probable qu’elle ait passé plus de temps à rouler son joint du matin qu’à réellement se préparer. Quelques lattes, une douche et elle finit par quitter son appartement en le terminant lentement. Aujourd’hui c’est quasiment un château qui l’attend. Sans rire, ça fait facile le quadruple de l’ancienne maison de ses parents. Elle va encore passer une chouette journée. C’est stone qu’elle franchit la porte de la baraque. Le post-it jaune fluo de sa patronne sur lequel était inscrit où trouver les clefs et les produits ménagers finit rapidement roulé en boule au fond de sa poche. C’est la troisième fois qu’elle vient ici, elle la prend vraiment pour une amatrice. Certes, elle ne brille pas par ses compétences hors normes en ménage. Mais enfin, dépoussiérer trois meubles et faire deux lits, ça casse pas trois pattes à un connard. Elle a de la marge avant de devoir réellement s’affoler. La blonde sortit la javel et sa flopée de potes qui finissent par lui attaquer les mains tellement ils sont agressifs. Armée d’une éponge et de l’anticalcaire, elle se rendit dans la salle de bain du rez-de-chaussée. Et wow. Le foutu propriétaire a fait installer une foutue radio dans la douche. DANS la douche. Sans réfléchir Cat balança l’éponge dans le lavabo et pianota sur le mini-clavier pour allumer le gadget. La musique se répandit dans la pièce comme dans un cinéma, comme si elle coulait des murs, venait de partout et nulle part en même temps. C’est après trois chansons que la pâteuse lui fit abandonner la salle de bain. Guidée par la soif, elle retourna dans la cuisine et fouilla le réfrigérateur. Un distributeur d’eau fraiche et de glaçons. A tester. Le tourbillon s’engrangea. En vérifiant distraitement l’heure de temps en temps, Cat appuya sur à peu près tous les boutons « on » qu’elle voyait. Tester le grille-pain high-tech. La salle de jeux qui répond à la voix. Les volets qui s’ouvrent en tapant dans les mains. La cheminée qui s’allume toute seule. Elle était pas débile, elle savait que tous ces trucs existaient. Mais réuni dans une seule maison, elle avait l’impression d’avoir débarqué chez Google à Noël. C’est seulement peut-être au bout de deux heures à gambader dans la maison qu’elle se rappela du ménage à faire. Dans la cuisine elle tripota les boutons tactiles du grille-pain pour l’éteindre mais il sembla soudain doué de vie. L’étincelle grésilla avant de flamber comme un breton au soleil. Le premier réflexe de la blonde fut d’attraper la carafe d’eau et de la jeter sur l’appareil. Ahaha. Qu’elle est con. A défaut d’éteindre le départ de flammes, son geste raviva la flambée qui s’éleva d’un bon mètre. C’est la merde. Le cri strident de l’alarme retentit et quelques secondes plus tard Cat prit la douche de sa vie. Il pleuvait dans la maison. Sa bêtise avait enclenché le système d’extinction d’incendie. Là, c’est la merde. Le poil mouillé, les vêtements trempés, les pieds pataugeant dans cinq centimètres d’eau. Avec un peu de chance, le propriétaire serait averti soit par les pompiers, soit par son satané système automatisé. Génial. En même temps qui avait l’idée de tout connecter chez soi. A part les riches. Ce riche-là plus particulièrement avait un caractère à chier, faut dire ce qui est. Elle allait probablement perdre son boulot. A moins qu’elle réussisse à le baratiner d’une façon ou d’une autre. Ah ouais, peut-être. Un battement de cil, elle feigne la peur de sa vie, une machine qui s’est déclenchée toute seule. Mais elle n’eut pas le temps de terminer d’élaborer son plan. Le cliquetis des clefs se fit entendre et elle sentait déjà un nuage noir venir jusqu’à elle. « Hum. Oups ? »


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MessageSujet: Re: apocalypse baby (oscat)   Ven 7 Juil - 12:39


   


apocalypse baby


Les grands yeux d’Oscar fixaient le plafond depuis quatre heures. Ou trente minutes. La fatigue qu’il ressentait à l’instant précis lui avait fait perdre toute notion du temps. Le garçon ne pouvait pas s’empêcher de penser au travail, à sa vie. Cette situation l’agaçait. Il ne comprenait pas pourquoi son cerveau avait décidé de faire une remise en question totale à une heure si tardive. Épuisé, sa tête bascula vers son réveil. Cinq heure du matin. Il se levait dans deux heures, ça n’avait pas de sens de rester là à ne rien faire. Dans un soupir, il releva doucement son corps endolori et s’assit sur le bord du lit. Sans prendre la peine d’enfiler quelque chose pour se vêtir, il déambula dans son grand appartement à la recherche de ce qui ressemblait de près ou de loin à une tasse de café. Une fois le Graal trouvé, Oscar s’assied sur son large canapé en cuir et alluma la télé. Tout en pressant les boutons de la télécommande il aperçu tantôt une femme faisant du yoga en direct, une série à bas coût et un débat d'hommes parlant des droits des femmes. On marche sur la tête, pensa-t-il en roulant ses yeux bleus. D’un geste franc, il l’éteignit presque aussitôt. Toute cette lobotomie lui passait au dessus. C’était même à se demander pourquoi il avait une télé. Il ne tenait jamais plus de cinq minutes devant un poste, à part si l’émission concernait un pays ou une période historique. Oscar se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il inspecta rapidement son teint blafard. Il n’avait pas l’air en bonne santé. L’accumulation de la fatigue et des fêtes quasi quotidiennes ne lui réussissaient pas sur le long terme. Il entra dans la douche et fit couler l’eau chaude sur son corps. Un frisson lui parcourut l’échine. Il reprenait vie. Oscar traîna puis finit par sortir. Il enfila un pantalon droit ainsi qu’une chemise blanche qu’il trouva dans son dressing. Il ajusta les manches, observa ses cheveux. Il avait une véritable obsession pour la propreté et la beauté. Rien ne devait jamais dépasser. Son bras se tendit vers une veste mais son geste fut stoppé par une sonnerie de téléphone. Le numéro n’était pas répertorié. Sur le coup, ce détail ne l’inquiéta pas, ça arrivait tout le temps. Les touristes l’appelaient au moindre problème. Il se dirigea vers la cuisine où était posé l’objet de ses ennuis et décrocha. « Bonjour monsieur, nous voulions vous avertir qu’un de vos systèmes incendie s’est déclenché à l’instant dans votre appartement à Cuba Tacón. Voulez-vous qu’on envoie un équipe pour vérifier que tout va bien? » déclara un homme travaillant à la sécurité. Oscar soupira. Sur le coup il ne comprit pas comment c’était possible, l’appartement était vide en ce moment. Comment un feu avait-il pu se déclencher? Cela devait être une erreur. « Je vais y aller de moi-même, j’habite à deux pas. Je vous rappelle si je constate un problème. » Sans s’embarrasser d’un au revoir, Oscar raccrocha et enfila ses chaussures sans prendre le temps de mettre une veste. Il commençait à se faire des films et la situation ne supposait rien de bon. D’un pas pressé, il claqua la porte de chez lui et se rendit sur les lieux. La fraîcheur matinale se faisait encore ressentir mais plus pour longtemps. L’époque était très chaude mais malgré la proximité avec la mer, l’air se ferait bientôt étouffant. Arrivé devant le bâtiment, aucune fumée ne semblait s’en dégager. Ce constat le rassura un peu. Il glissa la clé dans la porte d’entrée et poussa la porte. Que ne fut pas sa stupeur. Au début, il ne vit même pas la jolie blonde plantée au milieu du salon. Non, ce qu’Oscar vit, c’était la cuisine totalement inondée par de la flotte. On était aux antipodes d’un incendie. « Hum. Oups ? »  Son regard se tourna vers Cat. Il remarquait enfin sa présence. Le jeune homme était tellement sous le choc qu’il ne sut pas quoi dire dans un premier temps. Mais bientôt la rage prit le dessus et il explosa. « Non mais c’est quoi ce bordel? Oups?! Non mais vous vous foutez de moi, mademoiselle Saint-Cloud? Je ne paye pas votre agence à ruiner mes baraques! » vociféra-t-il hors de lui. Oscar fut attiré par l’odeur de brûlé émanant du grille-pain. Il se calma quelques instants pour s’en approcher. Une épaisse fumée noire s’en échappait. « Vous avez décidé de vous faire un petit déjeuner? Putain je…. » Il se coupa net quand il entendit de la musique provenant de la salle de bain. Était-il en train d'halluciner ou cette fille avait réellement profité du confort cossu des lieux sans son autorisation? « Je crois que j’ai deux mots à dire à votre patronne, mademoiselle. » Le pauvre garçon essayait tant bien que mal de rester professionnel mais son employée lui menait la vie dure.
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MessageSujet: Re: apocalypse baby (oscat)   Ven 7 Juil - 22:30



❝apocalypse baby❞
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En dehors de l’odeur de brûlé et l’ambiance d’aqualand qui régnait dans la pièce, une autre odeur vint jusqu’à Cat. Celle qui fait plisser le nez en disant oh-putain-je-crois-que-j’ai-fait-une-boulette. Elle s’accompagna du propriétaire des lieux qui entra dans la maison comme un roi en terrain conquis. Concrètement il l’était. Avec sa stature qui dépassait la blonde de vingt centimètres, avec sa carrure et ses épaules larges - des stéroïdes ou de la fonte ? Question à creuser -, avec sa démarche de mec à qui on cède toujours la place sur le trottoir. A chaque fois qu’elle l’avait vu, Cat avait remarqué son style vestimentaire qui relevait de la perfection. Si elle n’avait pas les moyens de s’offrir des dizaines de pièces de mode, elle en connaissait les rouages et les bases. Ce qu’il portait était coûteux et de bon goût. C’était simple et sans fioriture mais indéniablement de qualité. On avait l’impression que chaque cheveu connaissait sa place et ne se serait aventurer à en changer pour rien au monde, par peur des représailles. Nota bene, chercher si un dresseur de cheveux ça existe.. « Non mais c’est quoi ce bordel ? » Nota bene n°2, on appelle peut-être ça un coiffeur en fait. « Oups ?! Non mais vous vous foutez de moi, mademoiselle Saint-Cloud ? Je ne paye pas votre agence à ruiner mes baraques ! » « Ah bah non, ça se saurait sinon, on serait payé plus cher. » Elle ne contrôla pas la moue suintant l’évidence qui la saisit. « Mademoiselle Saint-Cloud » grommela-t-elle plus bas en singeant le jeune homme. « Non mais les friqués j’te jure. »  C’était sacrément étrange de se faire remonter les bretelles par un mec à peine plus âgé qu’elle. Sous prétexte qu’il y avait plus de zéro sur son compte en banque que le sien, il fallait qu’il l’infantilise comme si elle avait douze ans ? Pourtant elle resta étrangement immobile pendant qu’il inspectait les dégâts. Elle repassait la scène dans sa tête : concrètement, elle n’avait rien fait. Certes elle n’aurait pas dû utiliser les appareils, mais si ça n’était pas tombé sur elle, le grille-pain aurait pu déconner avec le prochain client. Et là, on dit merci Cat d’avoir testé le matos avant. Eh oui. « Vous avez décidé de vous faire un petit déjeuner? Putain je…. » « Alors déjà, on a pas idée d’avoir autant d’appareils électroniques. Ça frise l’inconscience, ce genre de petit souci ne serait pas arrivé si vous n’aviez pas voulu étaler votre fric. » Oh la saloperie. Elle s’est pourtant bien amusée à tout tester comme une gamine. C’était probablement la dernière fois qu’elle le faisait d’ailleurs, ah ça. Elle calculait déjà combien de temps elle pourrait survivre sans job. « Ensuite que ce soit clair, j’ai pas pris de petit-déjeuner ou de douche. Enfin une douche si visiblement. Mais pas dans la salle de bain. » Le clapotis des gouttes d’eau tombant de ses cheveux pour s’écraser dans la pataugeoire sonnait ironiquement à ses oreilles. D’un geste elle repoussa des mèches vers l’arrière et essuya l’eau qui ruisselait sur son visage. Elle n’avait clairement pas perdu son franc-parler mais pour le coup la situation était inédite. « Je crois que j’ai deux mots à dire à votre patronne, mademoiselle. » Elle leva les yeux au ciel et grimaça. Elle tenait pas plus que ça à son job mais c’était ce qui lui permettait de manger et de sortir en ce moment. Là, tout de suite, elle savait pas bien ce qu’elle pourrait faire d’autre comme boulot. « J’suis virée ? On sait très bien tous les deux que vous avez assez de pognon pour me faire renvoyer au moment où elle décrochera le téléphone. Autant que je sache de suite si j’en profite pour vous proposer d’organiser une soirée mousse ou si je me tiens encore un peu à carreau. » Son sourire de chat accompagna sa pique. La situation représentait un problème, et elle n’était pas taillée pour affronter les problèmes. Elle, elle provoque, elle fout le bordel, puis elle s’éclipse avant que ça dégénère. Elle ne jouait plus pour le boulot là. Tant pis si elle le perd. Ça n’en fera qu’un de plus. Être une saleté sarcastique qui joue avec la moindre chose excitante avant d’éviter les dégâts, ça elle sait faire. « Vous n’auriez pas un autre appareil ultra-génial qui sèche instantanément par hasard ? » Sourire, battement de cils, haussement d’épaule insolent.


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MessageSujet: Re: apocalypse baby (oscat)   Sam 8 Juil - 13:18


   


apocalypse baby


La situation semblait irréelle aux yeux d’Oscar. Il avait cette fille trempée au milieu de son salon, le parquet en bois ancien était fichu, le matériel aussi. Il était presque dangereux de s’approcher de la cuisine avec tous ces objets sous tension et cet eau qui jonchait le sol. Mais bien vite, la personnalité insolente de la femme de ménage le remit face à la réalité. « Ah bah non, ça se saurait sinon, on serait payé plus cher. » Dit-elle avec un calme qui fit froncer les sourcils du grand brun. Pour qui se prenait-elle? Oscar était arrivé il y a à peine quelques minutes et il en avait déjà marre. Il ne comprenait pas comment une personne comme elle pouvait tenir tête à un homme comme lui. « Non, vous seriez juste viré plus vite. Vous cassez tout ce que vous touchez. » Rétorqua-t-il en feignant une patience qu’il avait perdu depuis que son pied avait passé la porte d’entrée. Il ne prie pas la peine de relever la remarque de la blonde à propos de son ton détaché et professionnel. Si ça ne lui plaisait pas, c’était pareil. Qu’est ce qu’elle souhaitait? Qu’il la traite comme une amie? Avec un peu moins de distance? Peut-être l’aurait-il fait avec un plaisir non dissimulé si il avait seulement pu se défaire de la somme qu’il allait dépensé pour réparer les dommages causés. « Non mais les friqués j’te jure. » Il tiqua. Il s’approcha de quelques pas tout en prenant soin de s’arrêter juste avant que ses pieds ne touchent l’eau. Il n’avait guère envie de s’électrocuter et encore moins de ruiner le cuir de ses chaussures neuves. « Ma situation financière ne devrait pas vous empêcher d’être polie. » lâcha-t-il. Et il n’avait pas tort. Était-elle jalouse de lui? Il n’allait tout de même pas s’excuser d’avoir de l’argent. C’était elle la fautive, dans l’histoire. « Alors déjà, on a pas idée d’avoir autant d’appareils électroniques. Ça frise l’inconscience, ce genre de petit souci ne serait pas arrivé si vous n’aviez pas voulu étaler votre fric. » Décocha-t-elle. Si cette succube pensait pouvoir lui retourner le cerveau aussi vite, elle ne savait vraiment pas à qui elle avait à faire. Oscar lâcha un petit rire consterné. Il ne pouvait pas s’empêcher de la trouver idiote. Pourquoi avait-elle ce besoin insupportable de tout remettre sur le dos de son train de vie, tout le temps? Elle ne s’était pas plainte quand elle s’amusait avec les options de l’appartement il y a à peine une quinzaine de minutes. « Quand vous aurez fini de parler de ce que contient mon portefeuille, peut-être aurez-vous l’amabilité de reconnaitre vos torts? » Sa voix s’était faite plus sèche. Doucement, il sentait la pression monter en lui. Oscar avait la furieuse impression d’être une cocotte minute, prête à exploser à tout moment. Il tourna les talons vers la salle de bain du rez-de-chaussée. Il disparut quelques instants du champ de vision, parce qu’il sentait il allait finir par disjoncter. Oscar s’affairait à chercher une serviette de bain afin qu’elle se couvre. Officiellement, pour ne pas qu’elle dégueulasse encore plus l’intérieur. Officieusement, pour ne pas observer la transparence que le tee-shirt de la jeune femme offrait. Il n’était pas d’humeur. Il finit par trouver une grande serviette blanche, cachée dans un placard. D’une allure déterminée, il revint dans le salon et posa la serviette sur un petit espace qui était encore sec par miracle. « Tenez. » se contenta-t-il de dire. Il était hors de question qu’il la lui tende gentiment. Elle l’avait déjà bien assez usé comme ça. Il n’attendait même pas de merci, juste qu’elle se taise. Mais apparemment, c’était déjà trop lui demander. Elle n'est bonne à rien, pensa-t-il. « Ensuite que ce soit clair, j’ai pas pris de petit-déjeuner ou de douche. Enfin une douche si visiblement. Mais pas dans la salle de bain. » Non, décidément la boucler et faire profil bas était vraiment trop difficile pour elle. Il la regarda s’essuyer sans rien dire. Oscar était perdu dans ses pensées. Il avait juste envie qu’elle parte le plus rapidement possible mais ce moulin à paroles se transformait à présent en sangsue. « J’suis virée ? On sait très bien tous les deux que vous avez assez de pognon pour me faire renvoyer au moment où elle décrochera le téléphone. Autant que je sache de suite si j’en profite pour vous proposer d’organiser une soirée mousse ou si je me tiens encore un peu à carreau. » Oscar n’arrivait pas à déterminer ce qui était le plus pathétique. L’attitude de la jeune femme lui sortait littéralement par les yeux. Il ne comprenait pas pourquoi elle se comportait ainsi alors qu’il avait tenté d’avoir une réaction décente, il s'était même feint d'un trait de politesse en l'appelant mademoiselle. Il nota alors dans un coin de sa tête de ne plus refaire la même erreur avec la femme de ménage suivante. « Ça devient obsessionnel. Il faudrait peut-être songer à consulter quelqu’un concernant votre passion pour l’argent des autres. » Il accompagna sa parole d’un sourire narquois bien senti. « Vous n’auriez pas un autre appareil ultra-génial qui sèche instantanément par hasard ? » Son poing heurta brutalement le bar qui semblait être en marbre. Il ne laissa rien paraître de la douleur que lui fit ressentir ce geste. S’en était trop. Elle était au moins aussi arrogante que lui. Deux personnalités telles que les leurs ne pouvaient pas cohabiter dans la même pièce, ce n’était plus possible. « Écoute sale petite conne, j’essaye de mettre de l’eau dans mon vin là, mais tu ne m’y aides absolument pas. Je vais m’assurer personnellement que ça soit toi qui paye tout ce que tu as cassé, puisque tu veux parler d’argent. » Vociféra Oscar comme un tigre en colère. « J’te jure que je vais faire de ta vie un putain d’enfer. Déjà qu’elle n’a pas l’air joyeuse. » Il parcourut Cat de haut en bas avec un dédain qu’il n’essayait même plus de dissimuler. Il était si dégouté qu’il en avait presque la nausée.
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